dimanche 26 juillet 2026

Promettez

 Souffle, Prométhée !

Allez, souffle sur les braises de l’Humanité… 



Happenance

 It wasn’t supposed to happen

But the door slid opened and it did

And although it is no more

Nothing will be quite the same

Ever again


mardi 19 mai 2026

Entre deux et trois heures

 Entre deux heures et trois heures du matin. Tout le monde dort. Je me suis levée car je n’arrive pas à dormir. À cette heure ci il est  deux ou trois heures du matin de n’importe quel mois de n’importe quelle année et tant que j’ai bien chaud je suis aussi où je veux. Si je veux même j’ai une petite vingtaine d’années à écouter ma musique préférée, j’ai toute la nuit devant moi, j’ai toute la vie devant moi. Je ferai ce que je voudrai car ce qui compte essentiellement c’est les harmonies de cette musique et avec qui je l’écoute et s’il aime la musique autant que moi, autant que moi il m’aime, autant que moi je l’aime, lui, la musique et la vie en général! Je peux être à la montagne où à la campagne dans des endroits que je ne suis même pas sûre de retrouver sauf dans ma mémoire et dans mon cœur (là je sais naviguer) ! Une gratitude infinie pour ceux qui nous y avait menés, malgré le poids des ans. quelle forme épatante, tout de même. Heureusement là j’ai un truc pour me tenir chaud. C’est la fin du disque, je remets ? À ces heures au delà des heures je n’arrive pas à croire que je n’y sois plus, dans ces moments. Ça paraît absurde. Impensable. Irrationnel. Drôle tellement ça parait impossible, et parfois je regarde le monde autour de moi quand il fait jour et je ne comprends plus rien non plus. Comment on en est arrivé là, vers quoi on semble aller. Et je ne me reconnais plus rien. Elle est où cette rage folle de vivre,  cette légèreté, cette foi absolue ? Je ressemblerais donc à ces vieux tout bleus, aux vioques qui débloquent ? Mais non c’est pas possible. Plus tard. On verra. La jeunesse doit m’apprendre à me remplumer les ailes. On verra plus tard pour le plomb. Le saturnisme c’est pas mon truc. Voilà : le live parce qu’il y a cette note cette note précise qui tient tout le morceau. Et puis aussi parce que je deviens partie du public et je vis avec eux ce concert mythique. La solitude vient de ne pas pouvoir partager tous les souvenirs, (ils sont trop légers pour supporter les mots, ça les briserait, et ça c’est grave, alors je partage pas, et de toute façon, à quoi bon ? Que raconterai-je, c’est pas en mots que ça se vit?). Et aussi de pas aimer la même musique. La précisément la guitare, parfait. Combien de fois l’ai-je écoutée ? Je devrais écouter la jeunesse c’est eux qui ont raison, ils partagent, ils vivent même si leur musique elle est pourrie il faut bien le dire et je ne peux avoir que raison. La j’ai froid un peu, Bigre, trop fine cette étole faudra ajuster. Je vais aller me planquer sous la couette.


Entre deux et trois heures il n’y a plus d’horaire. Plus non plus de distance. Plus de raison ni de déraison. Juste ce qui compte vraiment. Les voiles sont fins, plus encore que cette étole . A la fin de la chanson j’y retourne. Au dodo. Au maintenant. Ça va j’ai le temps. La chanson dure quinze minutes. Et je la remettrai sans doute.

Il y aura d’autres chansons qui compteront, j’espère des très belles. D’autres arpèges esquisses d’accords, d’autres envolées… entre deux et trois heures de la nuit, c’est encore le matin. Passé présent futur tournoient se tutoyent et nous destinent, nous dessinent et nous peaufinent, nous parsèment d’essence et allument nos rêves!


Bonne nuit à toi qui sais, même si tu ne sais peut être pas

Que je dise ou que je ne te dise pas, je te souhaite de dormir mieux que moi !

mardi 3 février 2026

Missing

Tu me manques.

Comme tu me faisais rire, des grains de sel sur la tomate

Comme tu me taquinais, quel scandale

Comme tu me faisais fondre, les grains de vanille de l’affogato

Comme tu me rendais courageuse, les grains de force dans le regard, les petites attentions et aussi les grandes

Comme tes yeux pétillants, les grains de soleil sur la mer

Comme tu me connaissais

Comme tu me voyais

Et tout l’indicible, par pudeur un peu, horreur des listes complètes beaucoup, et au-delà de tout cela, l’ineffable irremplaçable 

« Le souvenir. ô la dernière auberge ! »

Espoir imparfait toujours présent 

Comme au loin très loin

D’un autre temps peut être mais toujours un guide

Une lueur vacillante qui clignote entre mes cils

Une étoile dans le ciel noir

Un voyage dans le temps

Des grains de lumière dans l’océan du soir

Des grains de poussière minuscules qui dansent toujours




samedi 6 décembre 2025

Le soubresaut

 Le soubresaut

Je ne sais même plus, j’ai oublié. La solitude a pris toute la place, celle des souvenirs aussi. Celle de la rancœur, toute la place, comme le manteau blanc de la neige qui absorbe tout, les couleurs, les bruits aussi. Trop de neige, sous la neige encore de la neige et je n’ai pas assez de chaleur pour tout faire fondre. Quelle horreur comment m’en départir ? 

Tout d’abord je dois me réchauffer

Et puis contre toute attente un soubresaut, comme un hoquet ! la lueur d’espoir, aube de cette nuit épaisse... Tant pis s’il pique  ! tant pis si le soubresaut a été l’envie ! quand j’ai entr’aperçu que, peut être, ça aurait pu être différent, peut être mieux, pleutre être pas. Mi-eux, mi moi mais quel émoi ! Quand j’ai accepté que j’étais déçue… certes, mais pas déchue d’espoir. Un soubresaut, comme la ligne tranchante sinueuse et lumineuse, ligne de crête des monts célestes gris foncés comme les sourcils de l’amertume : des nuages qui cachent, mais pour combien de temps encore le soleil… dont c’est la nature réchauffer.

À moi de tout arranger en dessous pour que sous le manteau tout resplendisse, quand la neige aura fondu. Allez. On remet de l’ordre dans les plumes, la plume est mon alliée, tiens elle sait piquer elle aussi ? Les endormis, la curiosité ? Elle pique, mais pas du nez, sans voler, pour mieux s’envoler, allez l’ailée ! 

Car au fond : je voudrais bien que ce soit différent. Plutôt : je voudrais que ce soit plus heureux, plus léger, plus aimant à la fin, même si c’est différent !!

Et puis j’ai des fourmis dans les ailes, à la fin. Il fut un temps, j’eusse convoqué mon tapis magique. Mais il est au pressing à froid en ce moment, à défaut d’être pressé car il faut bien dire qu’il ne l’a jamais été. Mince alors, va falloir apprendre à s’élever différemment, oui oui pas trop haut la cire fond, tout ça tout ça.

Moi aussi j’ai le droit. Ça peut être mignon mi trognon, mi oiseau mi gratteur, ni blanc ni noir, aimant, pas magnétique, dans tous les languages imaginaires imaginables imagés, je sais pas, en fait, on verra. En tous cas, la neige, y’en a marre.

lundi 6 octobre 2025

La petite question

Quand il fait tard

Quand il fait noir

Quand tu n’es pas encore mais presque complètement tout chaud-dodo

Quand tu as coché toutes ces cases 
Que tu t’es toi même dessinées pour la journée 
Passées les joies et les chagrins
Qui se mêlent et ne font qu’un,
Quand tout ça c’était aujourd’hui
Et maintenant on est la nuit,
Dans ton pré carré d’intimité
Quand c’est à toi et rien qu’à toi
Quand enfin est venue l’heure
De ces quelques minutes les si précieuses
Instants d’or et hydromel de vérité,

Dis moi, ma plume :

A quoi tu penses ?

samedi 30 août 2025

30 août

 Et voilà 

Dans le train

Les bons sandwiches 

Les grosses valises

La bonne mine

Et le petit pincement au cœur 

lundi 21 juillet 2025

Piété nocturne

 Minuit vingt sept

J’ai pas envie de me coucher

Mon morceau du moment en boucle

Des arpèges de guitare classique qui me font penser aux escapades d’été 

En voiture bercée heureuse 

Mais qu’est-ce que je peux dormir en voiture sérieux

Elle m’avait manqué cette intime solitude du creux de la nuit

In Time


dimanche 21 juillet 2024

Le souvenir coquelicot


Il vient de loin ce souvenir

J'ai vraiment essayé de l'oublier mais il revient de temps en temps me hanter

Refleurir

Le coquelicot

Il revient me rappeler

La beauté de la simplicité 

comme un rappel à l'humilité

… Elle était si belle

Et je n'ai jamais été si jalouse

Mais ni de sa beauté 

Ni de sa jeunesse

Ni même de la grâce avec laquelle elle t'avait voussoyé et puis souri

Ni de sa robe qui volait au vent


Une candeur veloutée 

En crêpe de soie rouge orangé

Diaphane

Comme un coquelicot dans les champs


Mais elle t'a regardé : comme j'aurais voulu pouvoir le faire

Une nudité mêlée de pudeur

Qu'elle me pardonne ce sentiment infâme 

Cette odieuse disgrâce

Qui frappe en leur coeur 

Les prisonniers de la fierté 

Elle était tellement forte dans sa simplicité

Alors j'en ai pris de la graine

J'essaye de faire comme elle

Maintenant peut être 

Le souvenir peut retrouver son flacon

Alors j'envoie un sourire plein de gratitude

A ce coquelicot dont j'ignore le nom

Qui m’a appris une si belle leçon 




dimanche 9 juin 2024

Le polo

En rangeant mes petits hauts, une pépite ! J'ai trouvé un polo que je lui ai piqué !! Surtout il ne le sait pas, s'il le savait ce serait terrible ! il me le donnerait, et il ne serait plus à lui !!!... Je le lui ai rapporté, un jour, et j'ai changé d'avis à la dernière minute : je l'ai gardé.

Il ne me va pas du tout, évidemment, et il n'est pas question de le porter ! Je préfère me rappeler que c'est le sien, en coton épais, doux, un peu délavé, j'adore le toucher.

Je lui dirai peut être un jour. Peut être pas, Je pense sans doute pas. Mais... si je le garde et ne dis rien, jamais il ne va porter son polo, et comment je vais faire pour le recharger...

samedi 8 juin 2024

Soleil bleu

Au tout petit matin

Peut-être même (h)or(s) de la nuit

Un beau long chemin devant nous

Envie d'y aller

Mais nous sommes encore enfermés

Clair ouvert éclairé calme dégagé

Lumineux le soleil bleu giratoire

Qui ne nous aveugle pas

Ou d'ailleurs : peut être pas un soleil


jeudi 6 juin 2024

Dragon qui chante

Dragon qui chante

c'est un secret

il chante la nuit

Il chante en secret

Personne ne sait

Il chante la nuit

Déchante l'ennui

Il chante la vie

Il change la vie

Il chante et gronde

Personne ne sait

Comme un son-monde

Il chante son cœur

Lucarne ondulante

Sur une forteresse volante

Qui vibre au gré

Du gris si près

Ne lui dites pas

Il ne sait pas

C'est un secret

Monstre sacré

Quand il chante

Ya tout qui chante

Ya tout qui change

Aussi la météo

Alors on grimpe aux croches

On s'accroche aux forte

Et on se hisse en portées 

Jusqu'au dessus des nuages

Où il fait toujours beau

Les nuages ourlés d'or

Du dragon le trésor

Magnifique Ténor

Sur son ouate duvetée

Le monde à ses pieds

Dragon qui chante

C'était la nuit

Les nuages ont fui

Maintenant c'est le jour

Maintenant c'est l'amour

Faut pas lui dire

En tendant l'oreille

En écoutant ses merveilles

Sonne le réveil

Et raisonne l'éveil

Faut pas lui dire

Il fait ma météo

Quand je l'entends fredonner

Au détour d'un moment

Il croit que j'entends pas

Il croit que j'écoute pas

Il ne sait pas

Et je ne le lui dis pas

Mais peut-être il le sait

Mon dragon qui chante

Qui change la nuit

Et enchante ma vie

mardi 4 juin 2024

Broderie

La médaille

Du passe muraille

Pile

Tu es là tu te faufiles

Sans bruit toujours

A pas velours

Face

Tu passes et tu t'effaces

Pénélope absente Ulysse languit

 


Gratitude

 Il est venu sur la pointe des pieds

Très doucement pour ne pas me réveiller

M'embrasser la joue et me chuchoter

Bonne journée maman ! Et  il a filé !


Ce soir quand il ne voudra pas

Faire son piano faire ses devoirs

Finir son assiette d'épinards

J'y penserai en essayant de rester calme


Et encore plus tard cette nuit

Ce sera moi qui sans un bruit

Viendrai le reborder et sur sa joue

L'embrasser 

Bonne nuit mon petit chéri 

lundi 3 juin 2024

Bits of LEB (dépublié, à republier quand le contexte sera plus calme)

les savons d'alehp
elle m'a dit, ne t'encombre pas, tout ce que je veux c'est du savon d'alehp. Comme c'est pas très loin de la Syrie tu devrais en trouver sans difficulté.
Ca, ca rejoint exactement le théorème numéro zéro du voyageur, il ne faut jamais ramener des trucs aux gens parce que ca vire toujours à l'expédition. Même si c'est le plus simple des trucs, ça devient toujours compliqué, ou alors la bouteille se brise dans les bagages, enfin il y a toujours des histoires pas possibles.
Mais bon du savon, quand même, c'est pas si compliqué... je peux bien faire une exception...
Du savon à base d'huile d'olive, vert un peu, et surtout, artisanal.

Fi saboun baladi?

Apparemment je le dis bien, parce que quand on me répond, c'est tellement vite que je ne comprends plus rien du tout.A force de gesticulations diverses, je finis par comprendre que non, il n'y en a pas, mais si je veux, il y a bien du savon palmolive... euh, comment on dit artisanal déjà??

Alors j'ai demandé à mon amie où je serais susceptible d'en trouver. Elle m'a dit, dans le quartier arménien, à Bour j Ham moud. Bon.

mercredi 15 mai 2024

Barcarolle et manque à l'être

Barcarolle

Et manque à l'être 

Barque à qui

Et manque à lettres

Barque en fêtes 

Et l'âme en quête

Barque en rock et drôle à tête 

Je ne puis dire

Jeune noeud

Puits d'ire

Bar à trolls

Et barbes en faîtes

Barbe à qui ?

Barbe au fou

Manquait plus que ça 

Vent fou

Savant fout

Ça rend fou

Hareng flou

Tais moi le camp

Et tiens le clou ça va aller

Sans barbe sans barque

Sans fou sans lettre

Sans troll sang de bête 

Sans manque à rolls

Sans barque à l'être

Sens rien sans toi

Barcarolle et manque à l'être 





Barcarolle

Manque à l'être, ton absence

Comme une exquise souffrance 

Que nulle saveur

Nulle couleur

Nulle beauté

Ne peut combler

Alors je crée 

Un monde secret

Comme une échelle 

Qui grimpe au ciel

Pour te retrouver

Subtile clarté !


Et tu reviens

Dans mon jardin


Quand tu es là 

Comme tu m'effleures

Et te faufiles

Infinie douceur

Tu passes chaque muraille

Construite autour de mon coeur

Tu es rentré sans faire de bruit

Et tu n'es plus jamais parti


O inattendue candeur !

Profil aquilin ultra léger 

Jamais ne se délabre

Joli candélabre

Douce chaleur 

Jamais ne me brûle

Sauf ton absence

Comme une errance

Un manque à l'essence

Une itinérance 


Intime errance

Car rien ne puis dire

Cher amour


Écho velours

Cela sera-t-il un jour

Cela a toujours été

Mais pas encore

En corps


lundi 8 janvier 2024

Tralala

 Coucou

Un coup il est là

Un coup il est pas là

Mais quand il est pas là

Il est bientôt re là

Donc il est pas vraiment pas là

Et quand il est là

Il est vraiment vraiment tellement là

Quel bonheur 

Le dragon qui chante 


jeudi 16 novembre 2023

Escapade

 En plein mois de novembre

La lumière m'a réveillée

J'ai dit viens on seche tout

On envoie valser la routine

On part à l'aventure

Allez viens soyons fous

On est sorti de Paris

On a oublié les devoirs

On a tout remis à plus tard

On a vu de drôles d'oiseaux

Dans un parc très bien léché

On a mangé un super goûter

On a joué au foot avec un pompon

On s'est perdu pour de faux

Dans les allées soignées

Et les contre allées aux mèches rebelles 

Et je n'ai pas trouvé mon arbre

Mais on a bien rigolé

Puis par un nouveau chemin

Tout tranquillement

Heureux rechargés

On est rentré à la maison

On a fait les devoirs

On a rangé la chambre

Et juste avant de dormir

La routine est revenue

Toute timide certes

Mais le rose aux joues

Le sourire aux deux oreilles

Et une mèche rebelle

Couleur feuilles d'automne