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jeudi 24 mai 2012

Hier soir à Paris

Hier soir après la nuit tombée, ballade dans Paris printannière, chaude encore d'une journée de soleil.
Les quais, le Louvre jusqu'au troca, les grands classiques. L'horloge d'Orsay, la passerelle papillon, le petit vent, fraicheur et insolence salutaires, il joue toujours avec ma meche devant; les amoureux étourdis, les copains en bande, les sportifs en rollers, toujours les mêmes finalement, on prend des tours, et ces quais en ont vu d'autres. En langage de pierre ils se disent, tiens regarde les parisiens déambulent, en tenues qui raccourcissent, ca doit être la saison, ca circule dis-donc, ils ont besoin de se dégourdir les jambes, ça nous chatouille... Et les liens qui se font par hasard et qui restent, et ceux qui sont voulus et qui ne restent pas forcément, ça ne cessera jamais de me toucher, parfois ca me ravit parfois ça me peine mais en langage de pierre ça se dit c'est la vie, et la Seine impassible de se la couler toujours douce et le temps de passer, ça ne change pas, ça... Constance inconstante, inconsistance consistante, condition humaine, dans certains langages c'est sans doute synonyme tout ça, et le temps fleurit en moments... Et le vent souffle encore, tout frais, toujours là, toujours là et j'en souris, toujours là quand j'ai trop chaud, et il décoiffe les arbres au passage... Et je rentre, dégourdie, lasse aussi, calme et heureuse, les oreilles et l'imagination frémissant vibrant de moments happés au passage, en passant, qui ne m'appartiennent pas tous vraiment, fatiguée aussi, oui, prête à dormir et à rêver et voyager encore, dans des mondes de dragons, de fees, de chants et de magie naturelle, des mondes, il me semble, que je comprends mieux que celui-ci parfois, mais c'est une autre ballade ca, pour une autre fois...

lundi 25 juillet 2011

note d'été

en plein air
le ciel en chapiteau
toutes les teintes de bleu de plus en plus foncé
puis les étoiles
quand la nuit est bonne
elles sont si jolies
éternelles et éphémères
ces notes qui s'allongent à l'infini
les concerts l'été
avec un ami

dimanche 24 avril 2011

Le blues des buildings

un (voilà les notes que je prends quand je suis dans un meeting très très sérieux dans une banque très très sérieuse avec plein de gens qui se prennent très très au sérieux)

Un jour peut être je m'en irai
un papillon je deviendrai
qui bat des ailes pour s'échapper
des embuscades et des filets

Vol anguleux et intrépide
Aussi léger qu'il est rapide
Butinant au gré
Du caprice et de l'été

Aimant les fleurs
Au fil des couleurs
Des odeurs et du vent
Badinant allégrément

Papillon dans mon regard
Envole toi reviens plus tard
Je bats des paupières et entre mes cils
Je sens frémir tes ailes fragiles (graciles)

deux
(voilà ce qui se passe quand je travaille trop tard)

Dans une ville un peu triste
Toute en métal futuriste
Une fenêtre de ciel noir
A triomphé de mon cafard !

Les immeubles bien trop grands
Toujours trop gris et écrasants
Architecture des humains
Tours de babel, toujours en vain !

Rien n'a pu dissuader
Ces deux nuages éclairés
De se courser gais et hardis
Tels le chat et la souris !

Lueur d'espoir pour moi ce soir
Bien qu'il fût tard, bien qu'il fît noir
Et celui qui, levant les yeux
A aperçu dans les cieux
Deux nuages jouant en cachette
Là, juste là, au dessus de nos têtes!