Tu me manques.
Comme tu me faisais rire, des grains de sel sur la tomate
Comme tu me taquinais, quel scandale
Comme tu me faisais fondre, les grains de vanille de l’affogato
Comme tu me rendais courageuse, les grains de force dans le regard, par les petites attentions et aussi les grandes
Comme tes yeux pétillants, les grains de soleil sur la mer
Comme tu me connaissais
Comme tu me voyais
Et tout l’indicible, par pudeur un peu, horreur des listes complètes beaucoup, et au-delà de tout cela, l’ineffable irremplaçable
« Le souvenir. ô la dernière auberge ! »
Espoir imparfait toujours présent
Comme au loin très loin
D’un autre temps peut être mais toujours un guide
Une lueur vacillante qui clignote entre mes cils
Une étoile dans le ciel noir
Un voyage dans le temps
Des grains de lumière dans l’océan du soir
Des grains de poussière minuscules qui dansent toujours